le pitch

Ils ont échappé aux rafles, aux camps de ”triage” (Rivesaltes, Septfonds…), leurs parents les ont envoyés à Moissac avant d’être eux-mêmes déportés vers les camps d’extermination. Ils racontent la séparation, l’exfiltration, l’évasion, leur arrivée dans cette maison de Moissac tenue par les Eclaireurs Israélites. Ils disent la séparation puis l’accueil chez ces jeunes adultes dirigés par Shatta et Bouli Simon.

Ils ont vécu une ”vraie” enfance, dans une famille pleine d’enfants. Ils se rappellent les joies, les peurs, les jalousies, les injustices, les jeux, les liens qui les unissaient, le silence bienveillant des habitants de Moissac. Ils disent l’audace de Shatta et la rigueur de Bouli, unis dans le seul but de leur permettre d’avoir une vie normale. Beaucoup disent y avoir été heureux.

Grâce à la Maison de Moissac et ceux qui l’ont animée et gérée, ils sont devenus avocats, réalisateurs de cinéma, secrétaires, publicistes, ethno-musicologue, diplomates, médecins, acteurs, ingénieurs, styliste, garagistes, écrivains, peintres, sculpteurs, enseignants, philosophes…

Ce film est l’histoire de la RESPIRATION qui leur a été donnée par des femmes et des hommes, alors que d’autres femmes et hommes ne voyaient en eux que de la fumée.